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Pala, TCHAD le
La Rédacion / Samedi, 05 Mai 2010

Paroisses du diocese en attente d’une communaute de sœurs

Repas à l’Assemblée diocésaine des Religieuses le 2 Février 2010Sur nos 30 unités pastorales actuelles dénommées « paroisses » - inégales en superficie ou en population ou en nombre de chrétiens – un tiers sont en attente d’une communauté de religieuses pour compléter l’équipe pastorale. Plusieurs ont déjà accueilli pendant un certain temps une communauté qui a quitté et n’a pas été remplacée. D’autres ont fait une demande, exprimé un souhait. Voici rapidement un état des lieux. Les premières à se proposer auront l’avantage du choix !... 2 conditions seulement : 1/ Avoir une bonne santé, 2/ Accepter d’entrer dans les grandes orientations et priorités pastorales du diocèse de Pala.

1. Séré (Zone de Fianga)

Située à 85 km de Pala, à 2 km de la frontière camerounaise. Paroisse moyenne en superficie et nombre de personnes fréquentant l’église, entièrement rurale, langue tupuri. Desservie par un prêtre Fidei Donum de Treviso (Italie).

  • Les Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus (de St Jacut) [SSCJ], présentes depuis 1966, ont quitté en mai 2009.
  • Elles étaient dans la pastorale, les activités de développement (école catholique, centre de santé du Belacd, promotion féminine…), et la formation au Centre de formation des foyers (2 ans) de Gouyou (à 10 km).
  • Les bâtiments et meubles principaux sont là, en bon état.
  • Une communauté de sœurs italiennes ayant des membres en Côte d’Ivoire a été contactée par l’évêque en octobre 2009. Pas encore de réponse.

2. Moulkou (Zone de Bongor)

Située à 40 km de Bongor sur la route goudronnée de N’Djaména, et à 280 km de Pala. Paroisse moyenne en superficie et nombre de personnes fréquentant l’Eglise, rurale. Milieu massa, et minorités diverses (ngambay, marba, musey…). Desservie par un prêtre diocésain tchadien.

  • Les Religieuses du Sacré-Cœur de Jésus (RSCJ) présentes aussi à Bongor et à Guélendeng ont quitté en 2003, intervenant ensuite depuis Guélendeng ou Bongor, avant de remettre le poste en disponibilité.
  • Elles étaient engagées dans la pastorale, dans les activités de développement (école catholique, bibliothèque paroissiale, promotion féminine et agricole…).
  • Bâtiments et mobilier sur place (2 chambres en dur et 3 en boukarou), salles de réunion.
  • Une communauté de sœurs tchadienne (franciscaines de Donia) a été sollicitée, mais toujours pas de réponse. En attendant, une ancienne Oblate Missionnaire de M.I., qui fut longtemps à Moulkou avant l’arrivée des RSCJ, est revenue en décembre 2008.

3. Guélendeng (Zone de Bongor)

Située à 82 km de Bongor sur la route goudronnée de N’Djaména, et à 320 km de Pala. Paroisse appelée à grandir en nombre. Centre urbain (préfecture) et villages le long des routes. Milieu d’origine massa, mais nombreuses communautés de langue ngambay et autres. Desservie par 2 prêtres diocésains tchadiens.

  • Les Religieuses du Sacré-Cœur de Jésus (RSCJ), présentes aussi à Bongor et à N’Djaména, ont annoncé leur départ pour fin juin 2010.
  • Elles étaient engagées dans la pastorale (catéchèse, kemkogi, jeunes) et dans l’éducation (formation, anima-tion d’un centre culturel…) et la promotion des femmes…
  • Bâtiments et mobilier sur place, bien situés sur la rive droite du fleuve Chari.

4. Djoumane (Zone de Bongor)

Située à 70 km au sud de Bongor sur la route goudronnée, à 170 km de Pala. Paroisse rurale assez étendue, formée d’ethnies diverses : gens du fleuve (5 gros villages), Gabri-Tobanga (originaires ?), Marba… Les communautés sont surtout à l’intérieur des terres. Desservie par un prêtre Fidei Donum de Bâle (Suisse) qui a annoncé son départ prochain.

  • Les Sœurs de Notre-Dame de l’Eglise (NDE) du Togo, présentes aussi à Bongor, arrivées en 2004 à Djoumane ont quitté en juin 2009.
  • Elles étaient appelées à s’engager dans la pastorale (visite des communautés, centre de formation de laïcs à Surul, enfants et jeunes…) et ont ouvert aussi une école primaire.
  • Bâtiments récemment construits au bord du fleuve Logone (6 chambres), avec mobilier.

5. Tagal (Zone de Gounou-Gaya)

Située à 30 km de Gaya en zone entièrement rurale, de langue musey. Paroisse desservie par 2 Missionnaires Xavériens qui résident habituellement à Djodogassa (environ 15 km) et qui ont aussi un pied-à-terre à Tagal.

  • Les Sœurs de la Ste Famille de Bordeaux, toujours présentes à Gounou-Gaya, y étaient de 1968 à 2002.
  • Engagements dans le développement (centre de santé, animation féminine, alphabétisation…) et dans la pastorale des communautés (catéchèse, formation…) et des milieux enfants et jeunes.
  • Bâtiments construits et tôlés, à réfectionner (termites), avec mobilier.

6. Gounou-Gan (Zone de Gounou-Gaya)

Située à 24 km de Gaya en zone entièrement rurale, de langue musey. 2 unités pastorales (Hollom qui longe la frontière camerounaise, et Gounou-Gan) desservies par 3 prê-tres Fidei Donum du Burundi (Gitega).

  • Les Sœurs de la Ste Famille de Bordeaux, toujours présentes à Gounou-Gaya, ont naguère offert leurs servi-ces, à partir de Gaya, en particulier pour le centre de santé. Elles furent relayées par des laïcs allemands qui ne sont plus là depuis 2001.
  • Engagements possibles dans la pastorale des communautés et le suivi du catéchuménat, dans les milieux jeu-nes et enfants, dans le développement (un centre de santé) et dans la formation (alphabétisation, formation des femmes, et un centre de formation à Diira pour des couples qui séjournent deux ans…).
  • Bâtiments actuellement en service comme presbytère. A construire pour les prêtres ou pour les sœurs. Exis-tent déjà : salles de réunion, bibliothèque-centre culturel…

7. Pont-Carol (zone de Gounou-Gaya)

Située à 70 km à l’Est de Pala, en zone rurale de langue musey, mais avec un centre urbain (marché local) qui se développe et qui est maintenant le siège d’une sous-préfec-ture. Desservi par les Xavériens de Gounou-Gaya qui ont le projet de laisser les paroisses de Pont-Carol/Bé-rem/Koumou aux prêtres diocésains tchadiens. L’un d’eux est déjà là et le projet est de les établir à Pt-Carol.

  • Les Sœurs Xavériennes basées à Bérem travaillent actuellement sur Pont-Carol en pastorale et en développe-ment (santé, alpha…), mais il faut prévoir dans l’avenir la présence permanente d’une équipe apostolique complète (prêtres et religieuses) sur place.
  • Il ya déjà un pied-à-terre pour une sœur de passage, un centre paroissial avec salles de réunions et grenier, un centre culturel avec bibliothèque et grande salle, etc. Il faudrait quand même construire un bâtiment résidentiel.

8. Mombaroua (Zone de Leré)

Située à 140 km de Pala et à 45 km au nord de Léré vers Binder (frontière camerounaise vers Kaélé) en milieu foulbé et mundang (+ guidar ?). Entièrement rurale. Desservie par les OMI regroupés actuellement à Léré depuis janvier 2010.

  • Les Filles du St Esprit (FSE), présentes au Cameroun (Kaélé, Maroua…), y ont vécu de 1974 à 1990.
  • Elles étaient engagées dans la pastorale et le développement et aussi dans la formation au Centre de formation chrétienne qui était installé dans l’ancienne usine Cotonfran achetée par le diocèse et s’adressait à des familles qui restaient 2 ans.
  • Bâtiments existants, mais vétustes, à réfectionner.

9. Guelo (Zone de Leré)

Située à 100 km de Pala et à 20 km de Léré, en zone entièrement rurale, de langue mundang. Desservi jusqu’en octobre 2009 par un Fidei Donum italien de Novara et maintenant par les OMI depuis Leré. Presbytère.

  • N’a jamais eu de communauté de sœurs, mais les communautés, dynamiques, en ont fait la demande, tant pour la pastorale que pour les activités de promotion humaine.
  • Pas de bâtiments pour une communauté de sœurs. Presbytère libre en ce moment.
  • Présence, à proximité, d’une école (privée) de formation d’agents sanitaires à Tefoultréné où des congréga-tions envoient des sœurs en formation d’infirmières.

10. Moursalé-Badjé (Zone de Pala)

Paroisses situées entre 25 et 60 km de Pala, entièrement rurales, de langue Kado-Pévé, appelées à se développer avec la construction d’une cimenterie nationale. Desservies par un OMI polonais, ayant son pied-à-terre à Badjé.

  • Les Apostoliques de Marie Immaculée (AMI) ont résidé à Badjé de 1967 à 1985 et ont ensuite assuré des services depuis Pala où elles sont présentes, mais ont cessé d’y aller faute de personnel.
  • Les communautés, simples et accueillantes, mais assez dispersées et longtemps laissées à elles-mêmes, demandent toujours une communauté de religieuses.
  • Bâtiments à reconstruire et à équiper dans un lieu à choisir.

11. Pala (Zone de Pala)

La plus grande paroisse du diocèse (mi-urbaine, mi-rurale), de langues diverses, mais dominante Kado-Zimé en milieu rural. Fortes minorités ngambay et mundang maintenant. Ville en ex-tension. Paroisse desservie par des prêtres diocésains tchadiens. Siège du diocèse.

  • Présence de 4 communautés de sœurs : Apostoliques de Marie-Immaculée (4 dont 2 françaises anciennes et 2 tchadiennes), Ursulines de Fribourg (3 anciennes), Bene-Tereziya (maison régionale avec 2 sœurs sur le terrain) et Sœurs de Notre-Dame de Nazareth du Togo pour la maison d’accueil de l’Evêché.
  • Le déficit est surtout ressenti à la Maison d’accueil puisque des 2 sœurs togolaises de NDN arrivées en dé-cembre 2008, depuis fin mars 2010 il n’en reste qu’une. De plus, les Sœurs NDN ne sont aussi que 2 à la pa-roisse de Torrok (40 km de Pala) et il faudrait un regroupement pour renforcer Torrok.
  • L’urgence est là : pour accueillir le personnel apostolique et autre, avec d’assez nombreuses réunions durant l’année (chambres, repas…), pour gérer la maison et le personnel employé.
  • Le poste nécessite 2 personnes pour la maison, qui peuvent se remplacer à certains moments (repos, ac-tivités en dehors…).
  • Possibilité de s’investir dans des activités variées sur la ville ou dans les nombreux villages qui s’étendent jusqu’à 70 km du centre, mais aussi au niveau des œuvres diocésaines (Belacd, enseignement, santé, centre de lutte contre le sida…).
  • La maison d’accueil a 2 bureaux-chambres pour les sœurs, avec possibilité d’une autre chambre de la maison pour une 3e sœur éventuelle. Et d’envisager une implantation ailleurs en cas d’une communauté plus fournie…

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