Lantenne de BONGOR du CEDIAM (Centre Diocésain dInformation, de dépistage et daccompagnement des malades) sinvestit au maximum dans la lutte contre le SIDA comme nous pouvons le constater à partir dextraits du Rapport annuel 2009. Le CEDIAM-Bongor est actuellement animé par Sr Roza Bieganska, RSCJ, infirmière, et par M. Marcelin Djebikem Holeyom, infirmier, appuyés par un groupe de 6 ou 7 accompagnateurs de malades, sous la supervision du médecin-coordinateur du BELACD-Santé et CEDIAM de Pala et en lien avec lHôpital et la Délégation sanitaire de Bongor.
Nous faisons le suivi médical et psychosocial de 300 personnes infectées par le VIH/SIDA à Bongor-centre et dans les villages environnants. Sur les 300, 138 sont sous traitement ARV. 11 enfants sont séropositifs dont 3 sous ARV. Nous assurons le suivi de 33 enfants de moins de 18 mois nés de mères séropositives. Nous assurons une permanence au bureau de Lamalama tous les jours ou-vrables de 7 h à 13 h et 2 après-midi par semaine (16 h-17h30).Nous avons la réunion hebdomadaire avec les 6 ac-compagnateurs des PVV avec aussi le souci constant de les former.
Les activités du suivi médical et psychosocial renferment les consultations curatives, les consultations préven-tives aux Infections opportunistes, les counseilings CD4, ARV, PTME (Prévention Transmission Mère-Enfant) et psychosociaux, les consultations curatives et préventives aux Infections Sexuellement Transmissibles, les tests de dépistage volontaire, les prélèvements pour lanalyse de CD4, les visites à lhôpital et à domicile, les formations régulières bimensuelles et le suivi des accompagnateurs des malades, les formations mensuelles des Personnes vivant avec le VIH (PVV), le suivi des Orphelins enfants et ados Vulnérables en milieu scolaire et domestique.
En 2009, nous avons eu 1042 contacts avec nos Personnes Vivant avec le VIH et 806 personnes ont été prises en charge. Sur ces 1042 contacts, on a eu 101 nouveaux cas, 24 décès, 628 suivis médicaux, 311 consultations curatives, 75 personnes mises sous ARV, 165 visites à domiciles et 150 à lhôpital, 754 visites faites par les accompagnateurs
Les PVV bénéficient dun appui alimentaire (lait, riz, mil) selon les besoins identifiés : en 2009, 230 personnes ont bénéficié du riz, 255 du mil et 91 du lait.
Les statistiques indiquent : 1102 tests de dépistage dont 951 négatifs, 138 positifs et 13 indéterminés. Soit un taux de prévalence globale de 12,52 %. 658 hommes (dont 50 positifs et 11 indéterminés) avec un taux de 8,43 %, la tranche dâge la plus touchée étant les 35-39 ans. 443 femmes (dont 88 positives et 2 indéterminées), ce qui donne un taux de 19,86 %, la tranche dâge la plus touchée étant celle des 15-24 ans. Aussi 797 pré-tests et 1072 post-tests.
Les motivations pour faire le test sont : les Infections opportunistes, ceux qui tombent souvent malades, les veuves qui soupçonnent que leur mari est décédé avec le VIH, les gens qui viennent accompagnés par un ami ou qui accompagnent une personne malade, le mariage, le divorce ou tout simplement le désir de connaître sa sérologie.
Pour assurer la continuité des tests, le CEDIAM dépense 200 Fcfa par prélèvement. Environ 80 % des person-nes testées reviennent pour le suivi médical et psychosocial.
Chaque 1er samedi du mois, on organise une formation continue aux PVV sur les thèmes qui les concernent afin de les aider à mieux vivre positivement avec le virus : la nutrition dun PVV, la Protection de la Transmission Mère-Enfant, les ARV et leurs effets thérapeutiques et secondaires, le cycle évolutif du VIH dans lorganisme, etc.
Nous avons aussi eu des contacts avec des Associations et des Clubs de Bongor pour des sensibilisations, de même quavec les paroisses de Moulkou, Guélendeng et Koumi et le dispensaire de Magao. Nous avons collaboré à des émissions de Radio Terre Nouvelle pour des tables rondes, magazines et spots sur le VIH/SIDA
Concernant les Enfants Orphelins et Vulnérables, nous avons lancé une enquête didentification pendant la saison pluvieuse, inscrits des OEV dans les différents établissements scolaires avec octroi de fournitures scolaires, fait plusieurs rencontres avec leurs tuteurs pour une meilleure prise en charge, fait une évaluation du niveau détude et dhygiène des OEV avec les enseignants, payé le soutien scolaire selon une liste pré-établie. Pour lannée scolai-re 2009/10, le CEDIAM soutient et suit 120 des OEV dans 57 familles (du CP1 en 3e).
De janvier à septembre 2009, lappareil de CD4 était en panne au laboratoire de lhôpital. Certains ont dû aller à NDjaména pour faire lexamen. Cela pose de nombreux problèmes pour le traitement et le suivi. De même que la difficulté de trouver le test de dépistage et les consommables.
Signalons encore, pour terminer, quelques difficultés de fonctionnement comme la rupture du sirop ARV pour les enfants, le manque dun médecin fixe comme prescripteur des ARV, la difficulté du suivi médical pour les enfants, les PVV dépistées et non suivies par le CEDIAM qui continuent la contamination, de même que les contaminations par exemple par « femme dhéritage » (coutume du lévirat) De février à avril, les initiés massa installés sous les arbres à proximité du Centre de Lamalama ont aussi effrayé et même attaqué les gens qui venaient au CEDIAM malgré nos protestations près du Chef de quartier et du Délégué régional de la santé.
(Daprès Rapport 2009)

