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Pala, TCHAD le
La Rédacion / Mardi, 05 Mai 2010

LE FRUIT D’UN ARBRE SACRE

Le manguier, mangifera indica, de la famille des Anacardiacées, est un arbre originaire de l’Asie du Sud. Il fut introduit en Afrique au XVIe siècle et au Tchad surtout à partir de 1920. C’est un arbre qui peut durer plusieurs siècles. C’est sous cet arbre que Boudha se serait retiré pour méditer. On dit que c’est pour se mettre à l’abri de son ombrage, à moins que ce fût pour la mangue, son fruit à la chair juteuse et sucrée, jaune soleil et saveur fondante. Il en existe de très nombreuses variétés, certaines restant toujours vertes même mûres, d’autres se marbrant de jaune, de rouge ou de violet. La chair jaune à orange est plus ou moins fibreuse et adhère fortement au gros noyau de forme ovale. Elle peut se consommer fraîche, mais aussi être séchée ou mise en conserve, rentrer également dans la préparation de plats sucrés ou salés. Attention, le latex de la peau et du pétiole contient des oléorésines pouvant causer des derma-tites de contact de type allergique. Il faut alors enlever la peau avec 2-3 mm de chair.

Les mangues provenant d’arbres greffés ont une chair plus juteuse et fondante, dépourvue de filaments. Le goût de térébenthine varie en fonction des variétés. Les mangues continuent à mûrir une fois cueillies. Elles ne supportent pas longtemps les températures inférieures à 8°.

Ce fruit est l’un des plus riches en carotène (provitamine A), augmentant avec le degré de matu-ration ; riche aussi en vitamine C qui décroît avec la maturation ! Et il est moyennement calorique. A recommander puisqu’il lutte aussi contre le vieillissement cellulaire prématuré !

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