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Pala, TCHAD le
La Rédacion / Samedi, 10 Octobre 2010

Le BELACD de Pala engagé comme « partenaire » dans 2 projets

Le BELACD de Pala Comme on l’a vu dans l’article précédent, le BELACD conçoit son propre programme de développement en tenant compte de ses ressources limitées aux plans humain, matériel et financier. Il part des besoins exprimés sur le terrain et il veut rester modeste pour permettre à la population de rester partie prenante (et première ?) dans la maîtrise de cet outil de promotion humaine. En plus de cela, il est souvent sollicité par d’autres instances pour apporter son appui et sa collaboration à d’autres projets d’envergure, avec l’avantage d’être permanent et expérimenté sur le terrain local. Difficile de toujours résister quand le mieux-être de nos populations est en jeu. C’est ainsi que nous nous retrouvons engagés dans deux projets d’importance que nous présente le Directeur du BELACD.

I.- Partenariat avec « le fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme » (8e round Tchad : VIH/sida).

Le Fonds Mondial a émergé en 2002 en tant que moteur de changement grâce à un partenariat entre pays développés et en développement, les gouvernements, le secteur privé et les fondations, les ONG et les communautés touchées. Il a été créé pour augmenter considérablement les ressources disponibles pour la lutte contre trois des maladies les plus dévastatrices au monde et concentrer ses ressources dans les domaines où les besoins sont les plus aigus.

Le Gouvernement du Tchad a bénéficié en 2010, lors de la huitième série de l’appel à proposition du Fonds Mondial pour la lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, du financement pour l’appui à la Composante VIH/SIDA intitulé « Renforcement de la réponse nationale au VIH/SIDA pour la décentralisation, le passage à l’échelle des structures de prévention et de prise en charge globale».

L’Union Nationale des Associations Diocésaines de secours et développement (UNAD) est retenue comme l’un des trois Bénéficiaires Principaux [Fonds de Soutien pour l’Accroissement de la Population(FOSAP), Association pour le Marketing Social au Tchad(MASOT) et UNAD] pour mettre en œuvre les trois Domaines de Prestations de Services (DPS) suivants :

  • Renforcement de la société civile et des capacités institutionnelles ;
  • Prise en charge psychosociale, soutien nutritionnel et juridique des PVV+ ;
  • Soutien des Orphelins et autres enfants vulnérables.

La subvention d’un montant de 5 256 971 dollars US, d’une durée de cinq ans est à réaliser en deux phases. La phase 1 de la subvention s’étend sur la période allant de 01 janvier 2010 au 31 décembre 2011.

A ce titre, l’UNAD est responsable de la gestion des fonds et du suivi des activités sur le terrain. L’Agent Local de Fonds (LFA), le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS), et le Haut Conseil National de la Communication (HCNC) sont responsables de la supervision et du suivi de la mise en œuvre du programme. Pour la mise en œuvre des activités et l’atteinte de ses objectifs, l’UNAD s’appuie sur les structures étatiques, publiques, privées, confessionnelles et communautaires appelées Récipiendaires Secondaires ou Sous Bénéficiaires.

L’exécution des activités se fera conformément aux procédures du Bénéficiaire Principal et dans le respect des directives du Fonds Mondial.

Conformément à l’esprit et aux objectifs du programme, le processus d’intervention doit traduire l’approche de complémentarité et de partenariat relevée comme stratégie de premier plan dans la mise en œuvre des activités. A cet effet, les structures partenaires identifiées exécuteront les activités à titre des Bénéficiaires Secondaires dans le cadre des relations contractuelles avec le Bénéficiaire Principal.

Les BELACD, le SECADEV et AURA, structures diocésaines de développement, sont choisies comme les unités locales de gestion, de mobilisation sociale, de suivi et d’évaluation des activités de ce programme dans leur zone respective.

II.- Partenariat dans un programme de promotion d’un réseau de mutuelles de sante dans les régions du Logone oriental, du Mayo-Kebbi est, du Mayo-Kebbi ouest, du Mandoul et du Moyen Chari au Tchad.

Le présent programme de promotion d’un réseau de mutuelles de santé cherche à lutter contre les différentes exclusions dans l’accès aux soins de santé et à contribuer à l’amélioration de la qualité des soins grâce à l’instauration d’un système participatif de micro-assurance dans les zones concernées : Le Logone Oriental, le Mayo-Kebbi Est, le Mayo-Kebbi Ouest, le Mandoul et le Moyen-Chari. Ce programme initié par le Centre International de Développement et de Recherche (CIDR), bénéficie d’un financement de la Coopération Suisse au Développement et de l’Agence Française de Développement (AFD).

En 2006, un étude préalable avait été fait par le CIDR et un projet de mise en place de mutuelles de santé avait été rédigé et envoyé aux évêques du Tchad. En ce temps, le projet semblait être totalement parachuté de l’extérieur et donnait peu de place à ceux qui seraient chargés de sa mise en œuvre.

En 2008, un atelier de programmation s’est tenu à Moundou et a permis de déterminer les régions de la phase pilote sur la base des critères favorables préalablement définis par les participants : densité de la population (34,40 habitants au km² contre 8,7 habitants au km² pour l’ensemble du pays) ; tentatives de pratiques des mutuelles par les acteurs locaux ; capacités contributives des populations grâces aux revenus du coton et d’autres produits agricoles ; présence des caisses d’épargne et de crédit et autres établissements de micro-finance relativement bien implantés ; tissu associatif fort et dense ; taux de scolarisation supérieurs à la moyenne nationale ; présence des ONG partenaires dans les zones de lancement ; les BELACD sollicitent avec succès les contributions des populations pour la mise en œuvre de leur programme (puits, écoles, dispensaires etc.), et leurs structures sanitaires sont reconnues de meilleure qualité.

Pour la mise en œuvre du projet, le CIDR et le Ministère de la Santé publique ont signé une convention de partenariat. Ce partenariat prévoit, entre autres, le transfert de compétence en matière de micro-assurance, la mise en place d’un point focal au Ministère, et le renforcement des capacités des formations sanitaires partenaires des mutuelles.

Le projet a démarré ses activités depuis l’arrivée d’un conseiller technique au Tchad au début de l’année 2010. Les équipes sont mise en place aussi bien au niveau central à Moundou, siège du projet qu’au niveau périphérique : BELACDs de Pala (4 personnes), de Doba, et de Sarh.

Après avoir défini les zones d’intervention du programme, les différentes équipes sont sur le terrain ; elles rassemblent actuellement les informations relatives aux soins de santé, aux groupes organisés, aux pratiques parallèles des soins, aux conceptions de produits, etc.

Le programme de promotion d’un réseau de mutuelles de santé a donc débuté ses activités, il est bien accueilli par les partenaires, et la réussite de la mise en place des comités de pilotage atteste des attentes importantes autour de ce projet. Néanmoins, le chemin qui reste à parcourir est délicat, ce qui doit encourager les parties prenantes à la prudence.

GOUA NDOODANSOU NDOL, Directeur du BELACD de Pala

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