LETTRE DE Mgr JEAN-CLAUDE BOUCHARD
À LÉGLISE DE PALA
« ÉGLISE DE PALA, PEUPLE DE DIEU EN MARCHE »
Frères et surs.
Prêtres, religieux et religieuses, fidèles laïcs, baptisés et catéchumènes.
« À vous grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ » (1 Co 1,3)
« Le septième mois, le dix du mois, tu feras retentir le cor pour une acclamation ; au Jour du Grand Pardon vous ferez retentir le cor dans tout votre pays ; vous déclarerez sainte la cinquantième année et vous proclamerez dans tout le pays la libération pour tous les habitants ; ce sera pour vous un jubilé. » (Lv 25, 10)
Pourquoi est-ce que je cite cette parole de la Bible qui parle de jubilé ? Cest parce que notre diocèse de Pala a eu cinquante ans dexistence le 16 janvier 2014 et quil convient de célébrer ces cinquante ans de vie par ce quon appelle une année jubilaire.
En effet, le diocèse de Pala a été créé officiellement le 16 janvier 1964, avec lélection de Mgr Georges-Hilaire DUPONT, OMI, premier évêque. Ce nétait cependant pas le début de lévangélisation au Mayo Kebbi car lÉvangile est arrivé à Bongor en 1948 par les pères Jésuites et à Pala en 1951 par les pères Oblats de Marie Immaculée. Nous pourrons nous rappeler les tout débuts de lÉglise Catholique dans nos différentes régions ou paroisses, mais pour le jubilé nous comptons les cinquante ans à partir de la création du diocèse. Et en conseil pastoral nous avons décidé que la célébration du jubilé commencerait le 23 mars 2014 pour se terminer le 1er mai 2015, jour anniversaire de lordination des deux premiers évêques du diocèse.
Quest-ce quune année jubilaire ?
- Un jubilé est une fête danniversaire célébrée à loccasion dun certain nombre dannées pour une personne ou un événement. On parle par exemple de jubilé dargent (25 ans) ou de jubilé dor (50 ans) de mariage pour un couple. On a beaucoup parlé aussi du jubilé de lan 2000. La célébration dun jubilé peut durer le temps dune fête, mais peut durer aussi toute une année. On parle alors dannée jubilaire. Dans la Bible, comme le dit le texte du Lévitique, une année jubilaire devait avoir lieu tous les 50 ans. Cette année jubilaire commémorait la libération et la liberté acquises lors de la sortie dÉgypte, liberté quil fallait toujours protéger ou retrouver pour tous les fils dIsraël. Le prophète Isaïe parle aussi dannée de la faveur du Seigneur » (Is 61, 2). Lévangile de Luc reprend la parole dIsaïe et lapplique à Jésus : « (Il ma envoyé) annoncer une année de bienfaits accordés par le Seigneur (Lc 4,19).
- Mes frères et surs, ces paroles nous donnent le sens de notre propre année jubilaire. La Parole de Dieu dans lAncien Testament parle dannée sainte et dannée de la faveur du Seigneur : cest-à-dire une année consacrée à Dieu de façon particulière et qui rappelle les grandes actions de Dieu envers son peuple, et aussi une année pendant laquelle nous pouvons recevoir ses grâces en abondance, pour nous-mêmes et pour notre Église de Pala. Mais la parole la plus importante est celle de lÉvangile de Luc : Jésus à Nazareth se présente comme étant lui-même le porteur de la Bonne Nouvelle de la libération des prisonniers, du retour à la vue des aveugles et de la liberté pour les opprimés. « Il (Jésus) se mit à leur dire : cette parole de lÉcriture, que vous venez dentendre, cest aujourdhui quelle saccomplit » (Lc 4,21). La venue de Jésus dans le monde a été un événement unique : depuis cette venue, on parle du temps davant et daprès Jésus-Christ. On devrait pouvoir dire ainsi de larrivée de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ au Mayo Kebbi. Les choses devraient avoir changé.
- Nous sommes un peu en retard pour notre jubilé car la 51ème année est déjà commencée, mais ce nest pas dabord la date qui compte, cest plutôt le désir de nous arrêter un peu dans notre marche pour vivre une année de grâce, de conversion, de joie. Comme êtres humains, vivant dans le temps, nous avons besoin de points de repères, comme quelquun qui marche sur une route et qui veut savoir où il est rendu. Nous avons aussi besoin de connaître notre histoire : doù nous venons et quel chemin nous avons parcouru, afin de mieux nous orienter pour lavenir. Cela fait aussi partie de nos cultures traditionnelles de marquer les étapes de la vie des personnes et les événements importants de lhistoire de nos peuples. Pensons par exemple au sens profond de la fête du Nouvel An traditionnel dans nos cultures, fête qui est malheureusement en train de disparaître aujourdhui, ou quon célèbre nimporte comment. Autrefois, lors de cette fête, qui se célébrait au temps des récoltes, on rappelait les origines de lethnie ou du clan et on faisait des rites de purification. On laissait les inimitiés et on se pardonnait pour retrouver la paix. Cétait comme abandonner ce qui est vieux, pour recommencer à neuf. Pour se protéger de lavenir, quon ne connaît pas et qui peut nous apporter des malheurs, on faisait des sacrifices. Et on gardait bien le mil pour éviter la famine. La boisson elle-même faisait partie des rites religieux, elle nétait pas une chose du marché.
Comment vivre notre année jubilaire ?
- Je ne peux pas dire précisément dans cette lettre comment va se dérouler cette année jubilaire. Un comité est chargé de nous donner des indications plus précises sur ce que nous allons faire. Mais je peux déjà dire quil y aura des célébrations dans les paroisses et au niveau du diocèse, et quil y aura aussi des possibilités de réfléchir ensemble, prêtres, religieux, religieuses, baptisés, catéchumènes, sur la vie et le travail de notre Église. En regardant vers le passé, nous pourrons remercier le Seigneur pour ses dons et le bien quil nous a donné de faire au cours de plus de cinquante ans de la présence de la Bonne Nouvelle dans notre région. Mais il nous faudra aussi avoir le courage de reconnaître dans la vérité ce qui nest pas bon et ce qui manque dans notre Église afin de nous engager sur un chemin de conversion, personnellement comme baptisés, mais aussi ensemble comme Église.
Le plus important dans cette année jubilaire cest de garder lesprit du jubilé, qui est un esprit de louange, de conversion et de renouveau en ce qui concerne notre Église. On ne regarde pas le passé pour y retourner. Il sera bon détudier lhistoire de la fondation de nos communautés et de nos paroisses, mais le plus important sera de nos demander ce que nous avons fait avec la Bonne Nouvelle que nous avons reçue. Quest-ce que lÉvangile a changé dans notre vie, dans la vie de nos familles, dans la vie de nos frères non-chrétiens et de notre société ? De quoi nous a-t-il libérés ?
Regard sur le passé
- Si nous regardons le passé, nous voyons que notre Église a toujours essayé de grandir et de se renouveler, aussi bien en ce qui concerne la pastorale que le développement. À souligner le passage du catéchisme à la catéchèse biblique, leffort pour la prise en charge de lÉglise, lenvoi de jeunes plus nombreux dans les séminaires et lordination de prêtres locaux. On constate aussi un début de vie religieuse, masculine mais aussi féminine. Personne ne peut non plus nier le service important rendu par lÉglise aux populations dans léducation, la santé, le développement rural, et même pour la gestion par la création des CEC.
Mais nos efforts nont pas toujours produit les fruits quon attendait, en particulier pour aider les chrétiens à se prendre en main. Le jubilé doit être pour nous une occasion de repartir à neuf. Beaucoup de baptisés, je le constate, ont de la difficulté à comprendre que lÉglise cest eux et que si on est chrétien on a des devoirs envers son Église. Ce qui na pas aidé cest que les missionnaires sont arrivés dEurope et dAmérique au temps de la colonisation quand on comptait encore sur les Blancs pour développer le pays. Les missionnaires sont venus avec des moyens grâce à laide de leur Église dorigine et de leurs amis. Aux yeux des gens ils étaient riches, de sorte que nous, chrétiens de lÉglise catholique, nous nous sommes habitués à tout recevoir au lieu dutiliser nos propres moyens. Les missionnaires venaient dabord pour la Parole de Dieu, mais leur engagement dans le développement et laide quils ont apportée par exemple aux jeunes, a fait que beaucoup sont peut-être venus à lÉglise plus attirés par les biens matériels que par les biens spirituels.
- Dans lhistoire de notre Église, il y a eu aussi des étapes importantes. Le synode diocésain, qui sest déroulé entre 1990 et 1996, fut certainement une de ces étapes. Le thème en était : « Vous êtes le sel de la terre Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5,13-16). À la fin du synode, nous avons pris des engagements pour mieux témoigner de lÉvangile, construire lÉglise-famille qui est à Pala, être Sel de la terre et Lumière du monde. Que sont devenus ces engagements ? Sommes-nous le sel qui donne du goût à la vie et lempêche de se corrompre, ou bien ne sommes-nous pas en train de devenir comme le sel qui a perdu sa saveur, qui nest plus bon à rien, quon jette dehors et que le gens piétinent, comme le dit Jésus ? Sommes-nous la lampe qui éclaire tous ceux qui sont dans la maison, ou bien notre lumière nest-elle pas couverte par les ténèbres du monde ?
Dautres événements importants ont été les « Assemblées diocésaines » qui ont réuni un grand nombre de laïcs et dagents pastoraux : sur la prise en charge de notre Église en 2004 et 2008 ; sur lengagement pour la Justice et la Paix en 2010 ; sur la Parole de Dieu en 2013. Essayons de comprendre pourquoi ces assemblées diocésaines ne semblent pas avoir donné non plus les résultats espérés. À beaucoup dendroits la Parole de Dieu ne se fait pas sérieusement à cause du manque de catéchistes, de la mauvaise organisation du catéchuménat, de la non-existence des CEB. Beaucoup arrivent aussi à la messe du dimanche en retard, même après la Parole de Dieu. Les comités Justice et Paix nexistent pas ou fonctionnent très peu. Le Denier du Culte, la dîme et la fête des récoltes ne sont pas en progrès à beaucoup dendroits.
- Notre Église a besoin de se convertir. Le jubilé doit être aussi un temps de conversionet de réconciliation. Cela peut se faire de plusieurs façons ; il reviendra aux paroisses daider les communautés à voir ce quil y a lieu de faire. Mais la conversion doit commencer par chacun de nous : dans notre vie personnelle, familiale, professionnelle, ecclésiale. Il faut nous interroger sur notre amour de Jésus, de son Église et du prochain. Nous interroger sur la qualité de notre foi chrétienne : « Celui qui nagit pas, sa foi est bel et bien morte » (Jc 2,17). Cest aussi en Église quon se convertit, dans les petites communautés et les paroisses. De la conversion font aussi partie le pardon et la réconciliation. Ny a-t-il pas beaucoup de divisions dans les communautés, familiales, ethniques ou autres ? Lannée jubilaire ne contient-elle pas un appel de Dieu pour mettre fin à ces divisions ? Nest-elle pas aussi loccasion daller à la rencontre de ceux et celles qui ont abandonné lÉglise, comme dans la parabole de la brebis retrouvée ? (Lc 15,4-7)
Frères et surs, notre Église doit choisir entre la médiocrité dans tous les domaines et la corruption qui se répandent de plus en plus dans notre pays et la générosité que requiert notre foi chrétienne ! Je voudrais quon profite de lannée jubilaire pour jeter un regard critique sur notre Église, sans nous fermer les yeux sur la réalité. Jésus a dit quil a été envoyé pour ouvrir les yeux des aveugles. Et ses premières paroles, au début de sa prédication ont été : « Le temps est accompli, et le Règne de Dieu sest approché : convertissez-vous et croyez à lÉvangile » (Mc 1,15).
Regard vers lavenir et les défis qui attendent notre Église.
- Notre Église a besoin dapprofondir son identité dÉglise.
Nous connaissons ce quest lÉglise, par les évangiles, les Actes des Apôtres ou les lettres de lapôtre Paul. Nous savons donc que lÉglise est la Famille de Dieu (Ep 2,19), le Peuple de Dieu (1 P 2,9-10), le Corps du Christ (1 Co chap. 12). Nous savons que lÉglise doit être composée de communautés ferventes (Ac 2,42-49). Nous savons que nous naissons dans cette nouvelle famille, dans ce peuple nouveau, par le baptême, qui est une nouvelle naissance dans leau et lEsprit (Jn 3,5), qui fait appartenir au Christ (Ga 3,27-29 ; 1 P 3,21), qui oblige à une vie nouvelle (Rm 6,3-5). Toutes ces choses nous les connaissons peut-être dans la tête, mais elles doivent pénétrer dans nos curs, sinon comment allons-nous les vivre ? Et comment allons-nous les transmettre à nos jeunes qui veulent devenir chrétiens ?
Frères et surs, prions beaucoup durant ce temps de Jubilé pour que Dieu nous aide à comprendre et à vivre notre grande vocation de chrétiens. Si nous regardons le comportement des croyants et des communautés, combien nous en sommes loin parfois !
- Elle doit devenir davantage une « Église locale ».
« Locale » ne veut pas seulement dire quelle se trouve à un endroit précis, mais quelle doit développer en elle-même ce quil faut pour vivre et faire son propre travail. Sinon elle reste « étrangère ». Je constate que malgré ses cinquante ans, qui est un âge adulte, lÉglise de Pala nest pas encore devenue lÉglise que jai essayé de construire depuis 37 ans que je suis évêque. Vous pouvez relire ma première lettre pastorale de 1978 : « Pour une Église, communauté vivante » ; ou encore celle de 2004 : « Construire une Église adulte et responsable ». LÉglise de Pala nest pas assez notre Église à tous, elle dépend trop des autres. Cela peut se justifier pour les choses qui dépassent une Église encore jeune, comme le besoin de prêtres, de religieux et de religieuses, les constructions plus importantes, les véhicules etc.
Mais une telle dépendance ne se justifie pas pour les choses dont nous sommes parfaitement capables si nous en avons la volonté et si chacun sy met. La vie et le travail dune Église sont dabord dans les mains de ses fils et de ses filles, et pas seulement dans les mains de lévêque et des prêtres. La mission dannoncer la Bonne Nouvelle cest la mission de tous les baptisés ; la prise en charge de lÉglise, cest dabord le devoir de tous les membres de lÉglise locale, pas des chrétiens des autres pays. Les vocations doivent aussi provenir des familles de chez nous, pas seulement des familles des autres pays. En résumé, je dirais que notre Église nest pas encore une Église locale comme elle le devrait et comme elle le pourrait, et il me semble que la grande partie des baptisés ne voient pas ce problème. Ils semblent satisfaits de dépendre des autres. Est-ce que cest normal? Est-ce que ça peut durer ?
- Elle doit être capable de se prendre de plus en plus en charge.
Nous avons dit plus haut que nous avons fait des efforts pour la prise en charge, mais nous pensons dabord à la prise en charge financière. Or la prise en charge est beaucoup plus large que cela. Elle concerne dabord les personnes. Et les personnes ce ne sont pas surtout les prêtres, les religieux et les religieuses. Ce sont les baptisés qui doivent être responsables à tous les niveaux : responsables de secteurs et de communautés, catéchistes, gestionnaires, conseillers, animateurs de CEB, responsables de mouvements. Or on manque de responsables sérieux et dévoués, danimateurs pour les CEB et Justice et Paix, et surtout il devient de plus en plus difficile de trouver des catéchistes et de les faire venir aux sessions de formation. On semble perdre aussi le sens de la gratuité, cest-à-dire la volonté de sengager par amour de Jésus et comme fils et filles de notre nouvelle famille. On veut être payé comme si on était des employés. Quelquun de la famille peut-il être considéré comme un employé ?
En ce qui concerne les vocations sacerdotales et religieuses, nous avons vu quelles augmentent mais une chose dont nous devons être bien conscients cest que la première vocation cest celle du baptême. Les autres ne peuvent quêtre à la suite du baptême. Cela veut dire que de jeunes baptisés pas bien éduqués chrétiennement en famille et en communauté ne peuvent pas être des vocations sérieuses. Il y a là un énorme défi pour notre Église et toute lÉglise du Tchad.
« LÉglise de Pala, peuple de Dieu en marche »
- Le peuple de Dieu est en marche parce quil fait partie de lhistoire du salut. Frères et surs, il est très important de comprendre cela. Cest la différence entre le christianisme et les autres religions. Celles-ci fournissent au monde une révélation, des paroles de sagesse, mais ne sont pas intégrées dans lhistoire du monde comme le christianisme. Selon le dessein de Dieu, lhistoire de lhumanité est une histoire sainte. Lhumanité vient de Dieu parce quelle a été créée par Dieu et elle est toujours en route vers Dieu. La portion dÉglise qui est au Mayo Kebbi na encore quune courte histoire, mais cette courte histoire fait partie de la grande histoire, non seulement de lÉglise mais aussi de lhistoire même du salut.
Le peuple de Dieu est en marche parce quil fait partie de lhumanité qui est elle-même en marche, de lhumanité qui change, pour le bien comme pour le mal. LÉglise nest pas fermée sur elle-même, à son propre service. Elle a une mission dans le monde. « Allez par le monde entier proclamer lÉvangile à toutes les créatures » (Mc 16,15). Et lÉvangile nous devons le proclamer pour le monde daujourdhui, pas le monde dhier. LÉvangile ne change pas mais le monde change, comme doivent aussi changer nos façons dévangéliser.
- LÉglise doit donc se renouveler. Jésus a dit : « Personne ne coud une pièce détoffe neuve à un vieux vêtement ; sinon le morceau neuf quon ajoute tire sur le vieux vêtement, et la déchirure est pire. Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; sinon le vin fait éclater les outres, et lon perd à la fois le vin et les outres ; mais à vin nouveau, outres neuves » (Mc 2,21-22). Ces paroles de Jésus veulent dire que pour être chrétien il ne suffit pas de changer certaines coutumes ou façons de faire mais que cest toute la vie qui doit changer.
LÉglise ne peut pas non plus toujours garder les même méthodes dévangélisation. Les chrétiens qui disent : « ce nétait pas comme cela avant », ont tort de vouloir rester en arrière !
Le vin nouveau cest lui Jésus et la Bonne Nouvelle quil apporte. On ne peut pas se contenter de prendre quelques morceaux de lÉvangile et de les coudre sur nos vieilles coutumes, ou bien essayer de rapiécer une vie qui ne tient pas. LÉvangile est alors perdu, et nous-mêmes avec lÉvangile. Jésus apporte la nouveauté et nous appelle à nous renouveler constamment. Cest peut-être difficile de changer mais Jésus est capable de renouveler notre vie et la vie de notre Église. Et que faisons-nous de lEsprit Saint, notre lumière et notre force ?
Conclusion
Chers frères et surs, lannée jubilaire est notre affaire à tous. Et je veux que tous sy engagent. Que personne ne reste dehors : hommes, femmes, vieux, jeunes, fonctionnaires, ouvriers, cultivateurs. Et quon sengage ensemble : prêtres, religieux et religieuses, fidèles laïcs. Plus que regarder vers le passé, il faut préparer lavenir : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière, nest pas fait pour le Royaume de Dieu » (Lc 9,62).
Toute notre Église doit devenir « missionnaire » : « Chaque Église particulière, portion de lÉglise catholique sous la conduite de son Evêque, est elle aussi appelée à la conversion missionnaire. » (Pape François, La Joie de lÉvangile, no 30)
Prions le Seigneur Tout Puissant quil nous donne lumière et courage afin « que le monde de notre temps qui cherche, tantôt dans langoisse, tantôt dans lespérance, puisse recevoir la Bonne Nouvelle, non dévangélisateurs tristes et découragés, mais de ministres de lÉvangile dont la vie rayonne de ferveur, qui ont les premiers reçu en eux la joie du Christ ». (La Joie de lÉvangile, no 10)
Confions aussi notre jubilé à la Vierge Marie, mère de Jésus, mère de lÉglise et notre mère à tous. Beaucoup dinstituts missionnaires qui ont fondé et ont travaillé dans notre Église portent son nom. Quelle nous donne son Fils bien aimé.
À tous et à toutes je souhaite une Sainte Année Jubilaire.
Jean-Claude

